Platon Invention de la métaphysique

> > Platon Invention de la métaphysique ; écrit le: 30 avril 2012 par imen

Les premiers principes

Si connaître c’est savoir déduire à partir de principes, alors après avoir mis au point une logique, qui est l’étude des moyens de déduire, il reste à réfléchir sur les principes.

Pas les principes qui sont eux-mêmes déduits d’autres principes, mais ceux, et il y en a forcément, qui ne sont déduits de rien, qui sont connus par eux-mêmes. Chaque domaine du savoir a ses principes propres, mais ceux-là seront communs à toutes les connaissances.

Ce sont les premiers principes, qui sont forcément des axiomes indé­montrables. Indémontrables, donc accessibles par un autre moyen que le savoir démonstratif.

Le savoir recherché

Dans cette partie de la philosophie, l’élaboration des questions importe au moins autant que la proposition de réponses. Aristote

formule l’exigence d’une recherche, celle d’un savoir des premiers prin­cipes et des premières causes, c’est- à-dire de ce dont on peut déduire tout le reste (les principes) et de ce qui produit tout le reste (les causes), les deux directions étant finalement convergentes.

Aristote lui-même n’appelle jamais « métaphysique » cette science recherchée, il l’appelle simplement « le savoir que nous cherchons ». C’est la tradition qui l’appellera métaphysique, non pas parce qu’elle est au-dessus (meta) de la physique, mais parce qu’elle a été publiée dans les œuvres posthumes d’Aristote, après (meta) la physique…

Il y aurait un meilleur titre, une meilleure appellation, qui sera utilisée par la suite : philosophie première, « première » au sens de fondamentale,la plus fondamentale.

Que signifie « être » ?

Ce savoir n’étudie pas en fait un objet particulier, mais l’ensemble de l’être son objet d’étude est l’être lui-même, et pas telle ou telle chose en train d’être.

C’est la grande invention métaphysique d’Aristote : la réflexion la plus fondamentale en philosophie doit porter sur ce que signifie être, telle est la question d’une philosophie première, la plus radicale qu’il soit possible d’imaginer.

Les axiomes de l’être

Si toute connaissance est déductive à partir d’un principe supérieur, et que nous possédons effectivement des connaissances, alors il existe à l’origine des premiers principes accessibles par intuition, par une « vue » directe (c’est le sens étymologique d’intuition).

Pour Aristote, ce que nous saisissons ainsi avec une certitude supé­rieure à toute démonstration, ce sont les propriétés fondamentales de l’être, qui sont en même temps les premiers principes de toute pensée possible : le principe de contradiction (on ne peut pas affirmer une chose et son contraire), le principe du tiers exclu (un énoncé élémentaire est ou bien vrai ou bien faux).

Les catégories de l’être

L’être se dit selon plusieurs significations, affirme Aristote, et chacune de ces formes dans lesquelles nous parlons de l’être constitue une catégorie de l’être, plus fondamentale encore que les catégories de la pensée. Aristote définit et étudie une à une les notions métaphysi­ques qui nous permettent de « dire », c’est-à-dire de penser l’être : principe, cause, élément, nature, nécessaire, un, « être », substance, rnême et autre, contraires, antériorité, être en puissance, quantité, qualité, relativité, perfection, limite, pourquoi, disposition, état, alté­ration, absence, avoir, provenance, partie, tout, tronqué, genre, faux, accident…

Il y a du travail métaphysique pour plusieurs siècles.

Vidéo : Invention de la métaphysique

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