Platon Une physique métaphysique

> > Platon Une physique métaphysique ; écrit le: 30 avril 2012 par imen

La Nature pousse

« Physique » vient du mot grec phusis qui signifie « nature » et provient du verbe signifiant « pousser » pour les plantes. Pour Aristote, la Nature est composée, par définition, des êtres qui possèdent en eux-mêmes un principe de changement. Elle se définit ainsi par opposi­tion à la technique, dont les produits n’ont pas en eux-mêmes cet élément dynamique : l’arbre se fabrique tout seul (il pousse), le bateau non.

En même temps, la nature est dans chaque chose « sa » nature, c’est-à- dire ce qui pousse son existence dans une certaine direction d’être… La nature au sens profond du terme c’est l’énergie qui pousse les êtres vers leur destination.

Pas de mathématique en physique

Pendant longtemps on appellera la physique « philosophie de la nature » et on aura raison, car pour Aristote c’est d’une analyse quali­tative et explicative qu’il s’agit, et pas de la physique mathématique au sens d’aujourd’hui.

Pour lui, la physique doit étudier les réalités de ce monde, pas les abstractions mathématiques qui peuvent s’y appliquer. Ces abstrac­tions mathématiques ne sont pas adaptées pour décrire le monde réel. Il prend l’exemple du nez : le critère pertinent sera par exemple camus, retroussé, aplati… mais pas une courbe mathématique abstraite.

Tout a une cause, et même quatre

Connaître c’est connaître la cause, et il en existe quatre sortes. Dans une statue, par exemDle. Aristote riistinaue :

la cause matérielle, qui est tout simplement le matériau (l’airain, le marbre…),

la cause formelle, qui est la forme de la statue ; la cause efficiente, qui est le ciseau du sculpteur ; la cause finale, qui peut être la destination de la statue (orner tel temple par exemple).

On voit bien que cause signifie pour Aristote bien plus que pour nous aujourd’hui. Les causes rendent compte de l’être tout entier de l’objet, depuis sa matière jusqu’à sa fonction. Donc la connaissance

Tout a une fin

La nature pour Aristote ne se caractérise pas par le fait qu’elle est composée de matière, mais par le fait qu’elle est habitée par de la finalité : l’arbre puise des aliments dans le sol pour grandir, pour se reproduire, et ainsi de suite partout.Tout être naturel poursuit un objectif, une fin naturelle, et c’est en la comprenant que nous le comprenons. Par exemple nous comprenons ce qu’est l’œil en partant de sa fin, la vision, et il en va de même pour chacune des parties de l’œil, ou du corps, ou de tout vivant : tout être naturel se comprend en fonction de ce à quoi la nature l’a destiné.

Le hasard, Bernard et la tuile

Parmi les causes qui permettent de comprendre le monde, faut-il en compter une qui fait n’importe quoi, le hasard? Je vais au marché pour faire le marché et c’est par hasard que je tombe sur Bernard qui me doit des sous et me les rend. Je vais au travail et une tuile se détache d’un toit et m’assomme.

Tout a une cause, la tuile tombe parce qu’elle était mal fixée et qu’il y avait du vent, Bernard était sur le marché lui aussi pour faire ses courses. Mais lorsque j’ai l’impression que cela aurait pu être fait exprès, j’attribue au hasard ce « comme si c’était fait exprès »… que j’ai imaginé tout seul.

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