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Heidegger Sérénité

Vous êtes ici : » » Heidegger Sérénité ; écrit le: 4 mai 2012 par imen

 Heidegger Sérénité

Quels que soient les reproches qu’on peut adresser à Heidegger ■ n’en manque pas, personne ne peut nier qu’en pénétrant dansî pensée, si on y parvient, on est saisi par un sentiment de dignité


la pensée, par une sérénité dans l’exercice de la pensée, une sérénitH dont Heidegger a essayé, justement,! d’être le philosophe.

Méditer

De plus en plus, Heidegger a comprit la manifestation de l’Être, le fait qu’il y a de l’être, comme une parole, comme un « dit ». La tâche de li] pensée est alors de l’entendre, ca| c’est à la pensée que l’Être s’adresse, la vocation de l’homme est d’entendre et de comprendre le « dit » de l’Être. Donc de se rendre capable d’entendre, aux deux sens du terme (écouter et comprendre), faire silence et concentrer son écoute, pour parvenir à cette entente avec l’Être (entente ici au sens de accord). C’est cela que I Heidegger appelle sérénité, une assurance de soi de la pensé« l’assurance d’avoir établi le contact avec « ce qu’il importe de penser ».

Pour y parvenir, il faut dépasser la lecture de Heidegger, dépasser H jargon et le côté facilement ridiculisable de la proximité de l’Être (I® 1 côté sous-bois qui sent le champignon, et confiture à l’ancienne).! Même s’il faut oublier tous les termes heideggériens (quoi de plu® heideggérien que cet oubli ?), la leçon de pensée prise en étudiai® Heidegger est irremplaçable, comme leçon de concentration 1 d’originalité.

La sérénité de la méditation n’entre peut-être pas dans le genre  sophique traditionnel, à base de livres, de cours, de bonnes now aux examens et de carrières gérées avec prudence. Mais elle j reconnaît lorsqu’on la rencontre dans un texte ou dans un homme.

Chemins qui ne mènent nulle part

Il s’agit de comprendre que le but n’est pas de mesurer le chemin parcouru,mais de se laisser instruire par le chemin, comme l’écrit r •Heidegger. Cessons de mesurer la pensée à ses résultats, par sa rentabilité, en termes de productivité.Toutes ces catégories lui sont ‘trangères. Une existence pensante est simplement ce qu’elle est, elle n’entre pas dans la logique marchande de la technique. Elle n’est ni productive, ni rentable, ni même évaluable. Elle est, elle doit commencer par conquérir l’autonomie de son propre être. Heidegger restaure la pensée méditante, la philosophie dans une signification très haute, dans une indépendance absolue, souveraine, à l’égard de tout ce qui fait le quotidien de notre monde. Zen.

Zen et New Age

De nombreux textes semi-poetiques de Heidegger sont parfaitement zen et devraient être médités par tout adepte du New Age. Par exemple cette leçon sur le « chemin de

campagne » où Heidegger explique que la pensée, comme l’exis­tence, vise un Simple, qui prend du temps pour croître et mûrir. Il faut apprendre la patience et la sérénité du chemin, c’est le chemin qui éduque le marcheur. Ce que Heidegger appelle « l’expérience de la pensée » n’est clairement pas une tâche intellectuelle classique, universitaire ou savante, n’est pas vraiment non plus une intuition mystique vécue, mais plutôt quelque chose comme la saisie d’un Estant poétique, une expérience poétique qui n’est pas passivement Subie, une poésie de la méditation. Solitude et lenteur deviennent des Vertus de la pensée, l’identification de l’absolue simplicité et de absolue grandeur est purement et simplement bouddhique.

Finalement..

paiement, loin d’être une idéologie, plus loin encore d’être substan- ement complice d’une idéologie, la pensée de Heidegger pourrait >en être une pensée sans doctrine, seule de cette nature, peut-être, avec  celle de Socrate.

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