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Descartes Physique de philosophe

Vous êtes ici : » » Descartes Physique de philosophe ; écrit le: 30 avril 2012 par imen modifié le 5 juillet 2018

Descartes Physique de philosophe

La substance étendue

Descartes construit une physique strictement mécaniste et matériai liste, parce que pour lui, philosophiquement, la « substanj étendue » (la matière) est métaphysiquement d’une autre nature que la « substance pensante » (l’esprit). Donc les seuls facteurs explicatifsl acceptables dans la matière sont mécaniques. Ni «âmes», ni! « vertus », ni quoi que ce soit qui agisse comme une conscience ou une volonté.

La seule propriété qui constitue l’essence de la matière est son exten­sion, son étendue dans l’espace.Toutes ses autres propriétés (pesan­teur, dureté, couleur…) s’expliquent à partir de la disposition spatiale des particules de matière.

Tout expliquer par figures et par mouvements

Descartes décompose la matière élémentaire en plusieurs types de particules élémentaire qui n’ont aucune autre caractéristique que taille forme, et capacité de mouvementment. Étant données ces particules matérielles et les lois élémentaires du mouvement, Descartes retrace la genèse entièrement mécanique du monde ordonné que nous connaissons, à partir d’un supposé chaos primitif de matière.

Réussites et échecs

Les principales lois cartésiennes de la nature vont survivre en s’adap­tant, dans la construction de la physique moderne : tout changement a une cause, le mouvement tend à se continuer en ligne droite, la quantité de mouvement (vitesse x quantité de matière) se conserve..-

Les lois du choc que Descartes formule ne sont pas exactes, mais les vérifier expérimentalement ne constitue pas pour lui un problème

I L car ¡I est certain de ses démonstrations et si l’expérience les affirme-t-il, il faut croire plutôt notre raison que nos sens.

Rien n’est simple cependant, car les démonstrations de la physique cartésienne, malgré tout, sont souvent des modèles de raisonnement physique.

Certaines de ces démonstrations cartésiennes a priori sont correctes, par exemple la loi de la réflexion d un rayon lumineux selon un angle égal à l’angle d’incidence, comme une balle rebondit sur un mur (parce que c’est l’angle le plus simple différant de l’angle d’incidence, et on retrouvera cet argument de simplicité partout dans la physique classique). D’autres démonstrations sont très contestables, par exemple l’impossibilité du vide : dans un lieu supposé vide, argu­mente Descartes, nous pouvons mesurer des distances, il y a des propriétés spatiales fixes, donc il y a quelque chose d’existant (la « matière subtile ») comme support de ces propriétés, car « le rien » n’a pas de propriété.

Le plein et ses tourbillons

Une physique qui veut tout expliquer par le mouvement de la matière mais qui refuse l’existence du vide rencontre un problème : si l’univers est plein, comment le mouvement y est-il possible ? Descartes répond par l’ingénieuse théorie des tourbillons : lorsqu’un corps se déplace, c’est toujours à l’intérieur d’un autre, selon un mouvement qui déplace le milieu ambiant de l’avant vers l’arrière du mobile. À chaque instant du déplacement, lorsqu’une particule s’écarte à l’avant du mobile Pour faire place à ce mobile, elle pousse une autre particule, puis une autre, et ainsi de suite jusqu’à l’arrière du mobile où la dernière parti­cule poussée vient occuper la place laissée libre par le mobile. C’est un « tourbillon » élémentaire.

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