Leibniz Les atomes métaphysique

> > Leibniz Les atomes métaphysique ; écrit le: 30 avril 2012 par imen

L’autonomie de l’être

Lêtre est composé d’unités spirituelles qui ne sont pas de simplJj composants, mais des individualités très riches, contenant dans leur essence depuis la Création l’ensemble de leurs états futurs.

Les professeurs de philosophie répètent après Leibniz que la monade n’a ni porte ni fenêtre par où quelque chose y pourrait entrer ou sortir. Cette autonomie métaphysique est une exigence de l’auto­nomie logique : tout être réel possède une « notion » (accessible à Dieu seul) qui contient analytiquement tous les énoncés vrais qui pourront s’appliquer à cet être, donc tout son devenir. L’existence de chaque monade n’est que le déroulement autonome d’une série pré­programmée de ses états internes, selon son équation strictement personnelle.

La force primitive

Mais une équation, même métaphy­sique, ne se déclenche pas toute j seule. L’essence de la monade est une énergie métaphysique, une force d’être, appelée force primitive, par analogie avec le calcul intégral (les forces physiques en étant des déri­vées). C’est cette force qui déroule la série des états de la monade.

Du point de vue dynamique (l’étude des forces), qui devient de plus en plus important pour Leibniz, la monade doit son unité à l’unité de sa force, de son activité, son énergie. Elle est unité d’être parce qu’elle est action, son être se rassemble et s’exprime dans l’action de son devenir autonome.

Miroir vivant de l’univers

Chaque monade est analogue à un point, indivisible et infiniment petit, elle est un « point métaphvsiaue ». Qui est aussi un ooint de
d’une manière déterminée et unique, l’ensemble monau«> se|on sa position elle « voit » c’est-à-dire exprime plus 1 Un s clairement certaines zones de la Création, le reste n’étant 00 rT1 é par elle que de plus en plus confusément. Même si la plus eXpr‘deepartie de cette perception demeure confuse, chaque âme 9ranjent potentiellement l’infini de l’univers, dans l’infini des plis de °on essence, qu’elle ne parviendra jamais à déplier entièrement.

Mue par un principe interne d’action et dotée d’une individualité unique dans l’univers, chaque monade est une « vie » en un sens métaphy­sique. Donc tout est plein de vie, c’est un axiome de Leibniz.

La hiérarchie des âmes

Les monades les plus élémentaires (Leibniz les appelle monades « nues ») possèdent une forme de conscience et de désir, mais réduite à l’instant, évanouissante. Les âmes supérieures disposent de la mémoire

qui leur permet une continuité de sentiments et de projets. Les hommes disposent d’une forme d’âme encore supérieure, appelée esprit, qui se définit par la conscience de soi et par la raison.

Les esprits ne sont pas seulement des points de vue, c’est-à-dire des expressions, du monde créé, ils sont aussi des expressions du Créa­teur, ce qui leur confère un tout autre mode de conscience et une tout autre place dans l’univers. Ils n’appartiennent pas seulement à l’ordre de la Nature, ils relèvent de l’ordre de la Grâce, où Dieu les considère comme des personnes morales et des objets d’amour particuliers. Aux lois physiques de l’ordre de la Nature correspondent les lois de 3Justice divine pour les âmes des monades supérieures, dans l’ordre e la Grâce, et en les soumettant aux lois de sa justice Dieu les admet vertuellement en son royaume.

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