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Leibniz Métaphysique de la physique

Vous êtes ici : » » Leibniz Métaphysique de la physique ; écrit le: 2 mai 2012 par imen

Leibniz Métaphysique de la physique

L’invention de la dynamique

Par de meilleures expérimentations, Leibniz se persuade condl Descartes : ce n’est pas la quantité de mouvement qui se conservl mais la « force », proportionnelle au carré de la vitesse et non à la vitesse elle-même. Cette distinction, qui anticipe notre notion de conservation de l’énergie, ne se limite pas pour Leibniz à une sup&j riorité locale de sa physique sur celle des cartésiens, elle est une supériorité de principe. Car l’échec de la physique cartésienne est un échec de la mécanique, c’est-à-dire d’une simple géométrie du mouvement dans l’espace et le temps, qui ne considère que la matière en mouvement dans l’espace. Il faut la remplacer par une dynamique, une étude des forces (dynamiste en grec) qui sont actives! pour produire le mouvement.

Pas de physique sans métaphysique

La force est donc la notion fonda­mentale, ce qui change tout, car si dans ses applications elle est bien une pure quantité physique, il reste que dans son origine elle est une entité métaphysique, affirme Leibniz, une entité qu’il faut comprendre par sa liaison au Créateur de l’univers et aux principes métaphysiques de la Création.


La force de chaque monade est en elle sa nature en un sens très exac­tement repris d’Aristote : comme un principe interne d’action, de changement et de persistance, selon une loi déterminée de son être.

C’est de cette vérité métaphysique que doit partir la physique- Ensuite, les principes d’économie et de continuité sont des application naturelles du principe  métaphysique d’équivalence entre l’effet total et la cause pleine permet d’écrire les lois de la dynamique en suivant les transformation de la force. Passons.

Les deux voies de l’explication

dualité physique / métaphysique est en fait une dualité d’explica- • Tout phénomène réel peut s’expliquer par la voie des causes entes (les événements antérieurs qui produisent mécanique- ent l’effet) et par la voie des causes finales (le but visé par Dieu ou la Nature dans ce phénomène). Les causes efficientes sont les plus accessibles et les plus utiles, les causes finales sont les plus vraies et les plus explicatives. La connaissance véritable est la synthèse des deux, leur conciliation.

En matière de biologie, bien entendu, les causes finales sont encore plus indispensables pour connaître.

Leibniz ridiculise les mécanistes bornés qui pensent que nous voyons parce qu’il se trouve que nous avons des yeux, au lieu de comprendre que nous avons des yeux parce que nous devions voir : les causes finales expli­quent les agencements mécaniques, jamais le contraire.

Le miracle est normal

L’un des avantages de la physique métaphysique est de pouvoir inté­grer les vérités théologiques. Le monde leibnizien a été entièrement Pre-calculé par son Créateur, qui n’a pas besoin de faire une excep­tion à ses lois générales lorsqu’il veut produire un miracle, du genre arreter la course du soleil ou ouvrir la mer devant le Peuple élu, comme la Bible nous l’enseigne. Pour Leibniz, ces événements, ‘ miraculeux » pour nous qui ne voyons que les lois usuelles de la nature, respectent les véritables lois de la Création, accessibles à Dieu seul, et qui avaient réservé une place « naturelle » pour l’événement <( surnaturel » depuis l’origine de l’univers.

 

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