Kant La valeur de l’humanité

> > Kant La valeur de l’humanité ; écrit le: 3 mai 2012 par imen

La fin n’est jamais seulement un moyen

un contenu moins abstrait à la loi morale, Kant désigL l’humanité comme une fin universelle : agis de telle sorte qu]H traites l’humanité, dans ta personne ou dans celle d’autrui, toujours! en même temps comme une fin et jamais simplement comme un  moyen.

L’humanité en autrui est valeur! absolue, fin qui ne peut jamais êtraj traitée seulement comme un moye Bien entendu l’humanité est encore! une abstraction, mais il s’agit de l’humanité de telle ou telle personne, il s’agit des personnes humaines.

Bien comprendre le seulement dam « en même temps comme une fin et jamais seulement comme un moyen » : je peux utiliser autrui comme, un moyen, par exemple le chauffeur de taxi que je paie pour me conduire à la gare, mais pas seulement comme un moyen, il n’est pas un instrument matériel à ma disposition, sur lequel je pourrais par exemple me défouler, que je pourrais mépriser en me comportant! comme s’il n’y avait personne dans la voiture. Justement, il y a une personne, une personne humaine. Idem les travailleurs qui peuvent! être les moyens d’une entreprise pour gagner des sous, mais jamais j seulement des moyens, comme le sont les bâtiments ou machines.

Ça s’appelle l’humanisme : tout être humain constitue en lui-mêmj une valeur. Et pour Kant c’est parce que tout être humain porte en lu1! la loi morale, parce qu’il a une conscience qui contient une potenti»| lité de valeur universelle. C’est cela qui exige du respect.

Deux devoirs a ne pas confondre

Respecter l’humanité en autrui comme en moi-même, cela constitue selon Kant deux devoirs fondamentaux distincts:1.ma propre perfection,2 le bonheur d’autrui.

1Ma propre perfection comme valeur signifie notamment que ? ¡té en moi me donne le devoir de ne pas me laisser aller a l’oisiveté, le devoir de développer mes capacités. « Je respecte mes propres droits de l’homme », voilà un bon slogan pour partir école le matin et faire du sport le week-end, pour s’occuper de soi comme valeur.

2Ironie de ces devoirs à ne pas confondre, car nous sommes naturellement portés à nous soucier du contraire : mon propre bonheur, la perfection d’autrui. C’est tellement plus facile (jouisseur et moralisa­teur, plutôt qu’exigeant envers soi et dévoué à l’autre).bonheur d’autrui comme valeur signifie celui d’autrui, pas le mien P°ur être plus Pr®cis‘ Je n a‘ Pas a réaliser le bonheur d’autrui (ce serait une idée totalitaire) mais « les conditions exté­rieures de son bonheur », bonheur qu’il réalisera lui-même comme il veut. Je dois à autrui tout ce qui lui permettra d’être heureux comme il l’entend.

Plus que le respect : la dignité

La morale kantienne se concentre dans cette idée : l’homme se crée lui-même comme valeur en agissant selon les valeurs qu’il porte en lui, et même par le simple fait d’avoir en lui une conscience morale. Ce type de valeur caractéristique de l’humain s’appelle la dignité. Le respect est le sentiment que nous inspire la loi morale en nous. La dignité est ce que nous devons à

l’ humain en tant que porteur de cette valeur morale potentielle.

Application : on ne peut jamais traiter un humain comme un chien, l’abattre comme un nuisible. Même dans sa condamnation, sa sanction, y compris la peine capitale (Kant est Pour), il doit être traité selon sa dignité d’être humain, potentiellement moral. Personne n’a le droit n|er la potentialité morale d’autrui, c’est-à-dire son humanité.

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