Heidegger La question de l’être

> > Heidegger La question de l’être ; écrit le: 4 mai 2012 par imen

Savons-nous aujourd’hui répondre à la question que posaient L tout premiers philosophes : que signifie « être » ? Non, répon Heidegger, et pire encore, nous ne posons même plus ce type,

questions, nous ne comprenoiJ même plus la question.

Ne pas confondre : l’être et l’étant

La différence de l’être et de l’étantem la première chose à laquelle la pensée doit faire attention. Tout ce ] qui est en train d’être s’appelle un « étant », participe présent de ce qui participe à l’être au présent : ce livre, | le sol sous nos pieds, tous les objets du monde. Distinguons maintenant avec soin ces étants, d’un côté, et ce qu’ils sont en train de « faire », ou plutôt d’être… enfin… ce qu’ils sont en train de. Cette « action » qui n’en est pas une, cet état qui n’en est pas un, et qu’on ne parvient pas à exprimer parce qu’il est plus fondamental que toute formulation, c’est cela l’être.

L’être, clairement, n’est pas un étant, il est le fait qu’il y a de l’étant, ce qui fait qu’il y a de l’étant.

La question du sens de l’être

Même quand nous parvenons à distinguer l’être de l’étant, nous ni* comprenons pas ce que signifie être. Je comprends ce que je veux , dire lorsque je parle de l’être, ou plutôt de l’être des étants (il y a deM voitures dans la rue, des oiseaux dans les arbres…), je le comprends! c’est-à-dire que j’ai l’habitude de manier de telles expressions suri l’être et le non-être (il n’y a plus de bière dans le réfrigérateur mais 1 y a du vin à la cave)… sans me poser de questions. Mais il y a urrçj grande différence entre utiliser une expression et la comprendre vraiment.

Restaurer l’écoute

La difficulté de départ est donc de comprendre comme une question on manie quotidiennement en évitant de poser des questions : Heidegger demande à chacun de développer son écoute, sa sensibilité philosophique, pour prêter attention a cette question sur la signification de « être ». Pourquoi faire un tel effort ? Parce que c’est dans notre nature, c’est même plus : notre destin. Car dès le début de cette réflexion il est évident que celui qui se pose ce genre de question est lui-même un « étant », mais pas comme les autres, puisque lui il se pose cette question sur le sens de l’être, à la différence des autres étant (voitures et bières) qui visible­ment n’ont pas le même mode d’être. L’étant que nous sommes nous-mêmes entretient avec l’être un rapport exceptionnel, à explorer : il est capable de comprendre et d’interpréter l’être, ou au moins de s’en poser la question.

L’oublier de l’être

Pourquoi ne s’y est-on pas intéressé plus tôt alors ? Pourquoi la philo­sophie a-t-elle oublié la question de l’être ? C’est aussi le destin de cette question, un destin qui va se développer en une vraie philoso­phie de l’oubli de l’être chez Heidegger.

L’oubli de l’être, qui nous oblige à reformuler la question, est dû à I histoire de la métaphysique, la discipline philosophique qui depuis les Grecs s’est spécialisée dans la pensée de l’être. Elle s’est perdue, affirme Heidegger, dans la confusion entre l’être et l’étant, elle est devenue la « science » d’un « objet » comme les autres, l’étant.Tout està recommencer, il faut à la philosophie un autre commencement, Plus originaire.

Vidéo : La question de l’être

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