Kant La beauté et l’art

> > Kant La beauté et l’art ; écrit le: 3 mai 2012 par imen

Kant n’est pas vraiment un romantique, et lorsqu’il parle de l’art c’^ avec des concepts rébarbatifs. Mais sous les concepts il y a des idée« et même toute une philosophie non romantique sur thèmes romantiques, qui mérite attention.

La beauté n’est pas n’importe quoi

Le problème de la beauté au XVIIIe siècle est celui du « goût» qui permet de la reconnaître : s’il est complètement subjectif, la beauté est quelque chose de superficiel, selon l’humeur de chacun. On nd risque pas d’édifier une culture artistique à partir du n’importe quoi de chacun (enfin, au XVIIIe siècle, on pense encore ça). Donc il faut expliquer pourquoi la beauté possède une forme d’universalité, d’objectivité, qui n’est pas la même que celle des connaissances scientifiques, bien sûr, mais n’est pas n’importe quoi non plus. Mozart est « objectivement » un bon musicien et je suis objective­ment un mauvais peintre, d’accord, mais que veut-on dire par là ?

Tout ce que la beauté n’est pas

Avant de se disputer pour savoir ce qu’est la vraie beauté, on pourrait s’entendre sur ce que la beauté n’est pas, ne peut pas être.

Kant démontre que la beauté ne se réduit pas à l’agréable : bien manger ou satisfaire tout autre plaisir : sensuel, ou même intellectuel, 0u simplement agréable, alors que beauté doit être désintéressée. Donc la beauté n’est pas ce qui produit en nous une sorte particulière de « plaisir », l’art ne nous satisfait pas comme un plaisir.

La beauté ne se réduit donc pas non plus à l’utilité, puisque ce serait i un intérêt particulier et qu’elle est désintéressée.

Elle ne se réduit Das non . comme le pensent certains philosophe ,a un concept de perfection formelle qui pourrait être connu ou démontré:il n’y a pas  de science de la beauté, elle n’est pas une connaissance

Sur les goûts et les couleurs on ne se dispute pas

te la revendication d’universalité de la beauté. Lorsque je trouve u un paysage, belle une musique, je n’accepte pas l’idée que cela regarde que moi, je ressens que cela devrait plaire à une majorité d’humains, si leur sensibilité ou leur culture artistique sont suffisam­ment développées. Mais puisqu’il ne s’agit pas de connaissance, de vraie objectivité, il est vain d’essayer de démontrer quoi que ce soit : ¡1 n’existe pas de démonstration que Mozart est un meilleur musicien que Rouget de Lisle. Pas de dispute (philosophique ou artistique) possible, parce que pas d’arguments.

Pourtant, on peut en discuter, et même plus, puisqu’il existe une éducation artistique, qui est pour Kant indissociable de l’éducation morale. Il reste beaucoup à dire et à penser sur l’art, même si on ne peut rien démontrer.

Beauté naturelle et beauté artificielle

point culminant de la nature, laNous sommes confrontés à deux sortes de beauté. Celle qui est spon­tanément présente dans la nature, et l’art, celle que nous créons nous-mêmes. Pour Kant, la beauté naturelle est supérieure à toute beauté créée par l’homme, parce qu’elle nous relie aux significations et aux valeurs de la Nature telle qu’il la comprend. Et puisque l’humain est beauté humaine est la seule qui puisse être idéale, totalement satisfaisante. — Avant de se lancer dans la célébration charnelle du corps l’urnain, se souvenir quand même que Kant pense d’abord à la beauté morale, à la beauté de la personne humaine. D’ailleurs une ‘j. Physiquement parfaite mais moralement moche (qui vend nimporte quoi avec le même sourire glacé) est-elle belle ? Non. Inhumaine, elle est si laide qu’on en a honte pour elle.

Vidéo : La beauté et l’art

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