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Nietzsche Généalogie des fausses valeurs

> > Nietzsche Généalogie des fausses valeurs ; écrit le: 3 mai 2012 par imen

Pour comprendre ce qu’est et ce que vaut une chose, rien del qu’une enquête généalogique au sens de Nietzsche : remonter à sd racines dans l’histoire de la vie.

Généalogie du logique

Remontons à l’origine de la l’origine  et du langage, dont nous sommes si fiers. Dans les conditions primitives de la vie, celui qui reste prudent, ne se jette pas sur toute proie mais réflé­chit et analyse, celui qui ne frappe pas sans réfléchir dès qu’il se sent à peine menacé, celui-là est mort Et enterré avec ses exigences de précision.

La sélection naturelle a donc sélectionné des êtres grossiers, des esprits confus, ceux qui ne se posent pas de questions et considèrent comme identique tout ce qui se ressemble. Le langage a été forgé par eux.Toutes les simplifications nécessaires à la vie, les assimilations et confusions, sont devenues des mots généraux, des « concepts», qui ne retiennent que le plus petit dénominateur commun de ce qui est vécu, le plus commun, le plus confus. Et c’est avec ce langage et sa « logique » que nous partons en quête de la vérité et des valeurs !

Généalogie de la morale

Le pire reste à venir. Nietzsche raconte l’histoire romancée de la nais­sance des morales et des religions. C’est l’histoire de l’opposition des « guerriers » et des « prêtres », c’est-à-dire de ceux qui sont capables de se battre pour obtenir par eux-mêmes ce qu’ils veulent, et de ceux qui ne le peuvent pas. Chacune de ces existences édifie un système de valeurs, et forge les mots qui nomment ces valeurs.

Mais les faibles, les prêtres, utilisent cette création de valeur à leur profit, ou plutôt la détournent, par la ruse, la mauvaise foi, par toutes les énergies négatives qu’ils puisent dans leur haine secrète des forts. Ainsi  le système des contre-valeurs, des valeurs négatrices,que Nietzsche appelle la morale du « ressentiment ». Elle ne crée en aucune valeur, elle ne fait qu’inverser les valeurs du fort. Le mauvais ce sera désormais exactement ce qu’est le fort, ce qui est pour lui « bon » : la puissance, le pouvoir, l’insouciance.

Toute l’origine de la morale est là.-‘tait si bon d’être un loup, à l’origine, et si dommage d’être un au. changement de valeurs : l’agneau est un être bon et supé­rieur le loup un être mauvais et inférieur. Être fort devient un mal, être faible devient un bien. Le prêtre a triomphé du guerrier, par la ruse, en subvertissant les systèmes de valeur.

La mort de Dieu

La généalogie de la religion n’a Btoin d’aucun élément supplémen­taire, la fourberie des prêtres suffit à expliquer, selon Nietzsche, l’inven­tion de ce Dieu qui tend l’autre joue et se laisse tuer par les hommes.

Mais la religion impose ses valeurs négatives d’une manière bien plus subtile, grâce à cet ultime raffinement : Dieu est mort, justement, nous l’avons tué, nous sommes coupables par nature. Perverse invention, dénonce Nietzsche : Dieu par son existence nous rend coupables, redevables envers son infinie « bonté », mais même Dieu s’il n’existe pas, par son absence, nous rend coupable, nous sommes coupables de la disparition de Dieu. Seule l’ombre de Dieu nous hante, avec une double culpabilité : avoir imaginé un Dieu, puis I avoir perdu. Les prêtres peuvent nous faire honte, dans tous les cas.

toutes les idoles ne sont plus que des ombres, dans un monde devenu « nihiliste » où l’on ne parvient à croire en rien, ce ne sont Plus que des ombres dans le crépuscule d’une civilisation. Les inter­prétations des prêtres ont gagné, et la vie est malade.

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