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Bergson Le temps, au-delà de l’espace

Vous êtes ici : » » Bergson Le temps, au-delà de l’espace ; écrit le: 3 mai 2012 par imen modifié le 6 juillet 2018

Bergson Le temps, au-delà de l'espace

Que suis-je ? Du temps

La nouvelle précision philosophique consiste à retrouver dans pureté les données immédiates de la conscience.Tout change à de la première découverte de cette méthode : c’est de temporalité, de cela seulement, que la conscience est constituée.

Cette intuition fondamentale conduit toute la pensée de Bergson nous sommes du temps, nous sommes la durée intérieure de conscience. C’est en fonction de cela que nous devons comprendre le reste. C’est une révolution ontologique (sur ce que veut dire être) qui entraîne tout.

Donc, nous ne sommes pas de l’espace ni de la matière, nous ne sommes pas un petit paquet de matière dont une partie molle et fragile, le cerveau, produirait un calcul mental appelé « pensée ».

Alors que nous vivons le temps dans le temps, même si ensuite nous parlons du temps comme s'il s'agissait d'espace, en projetant nos vécus, ou plutôt leur ombre, sur une ligne spatiale imaginaire.

Si on en reste à l'idée du temps mesuré par les horloges, rien ne changerait si ce temps se mettait à accélérer, ou à ralentir, écrit Bergson. idée affirme Bergson, que ce n'était L du temps, ce n'est pas le temps que nous « sentons >» se dérouler Jans notre conscience, avec son rythme propre. La conscience, elle, ^tirait une modification dans le déroulement continu du temps, car elle ressent de l'intérieur le vrai temps, qualitatif, diffé­rent de sa projection spatiale dans des mesures.

Le mouvement, au-delà de l'être

Par suite, le mouvement n'est pas la continuité de positions disconti­nues, l'impossible réunion en un seul qualitatif temporel (le mouvement) d'une infinité de quantitatifs spatiaux (les positions). Il est un état, indivi­sible, substantiel, dont la décomposi­tion en « instants » est une projection totalement artificielle du temps sur l'espace.

Penser les problèmes en termes de temps plus que d'espace, c'est considérer que le changement est réel, pas l'existence des « états » qui changent. Le problème est mal posé lorsqu'on se demande comment un être par nature statique serait « soumis » à une perte d'être permanente, le changement. Le problème est bien posé lorsqu'on comprend que le changement, qui est le véritable réel, peut être artificiellement décomposé par l'esprit en « positions », mais c'est une facilité de langage, qui arrête ce qui ne s'arrête jamais : le temps.

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