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Heidegger Le langage et le retour à l’obscur

Vous êtes ici : » » Heidegger Le langage et le retour à l’obscur ; écrit le: 4 mai 2012 par imen

 Heidegger Le langage et le retour à l’obscur

Jusque-là, le langage éclaircissait l’être et dévoilait la vérité Aifl Heidegger, l’Être est en retrait, obscur, et la Vérité est un abîme2


fond, l’absence de fondement!! fondement des fondements. Doncfl Parole sert à tout autre chose. 1

Le langage est la maison de l’être

Ce n’est pas parce que nous parlons! qu’il y a un langage et que l’Être sv manifeste. Exactement au contraire,! après le tournant : c’est parce quel l’Être se manifeste comme un « Dit»! ou une « Dictée », une Parole origi-j naire, qu’il y a parole, une parole’ destinée à manifester l’Être, comme elle le fait chez le poète, ou dans toute parole authentique.

En se déployant dans cette Parole, qui est sa « maison » écrit Heidegger, l’Être se met à l’abri. La Parole protège l’Être, et surtout la Vérité de l’Être. Et c’est là que nous pouvons aussi nous abriter, et habiter. La situation se précise : il y a une clairière de l’Être (l’Ouver- ture), et une petite maison dans l’éclaircie, le langage, où nous pouvons habiter. À mille lieues de la conceptualité abstraite, la philo­sophie est devenue champêtre.

Les dieux se sont détournés

Dans une phase de sa pensée où il sent bien qu’il n’a plus aucun t compte à rendre à quelque rationalité que ce soit, Heidegge s’engage dans une reprise de la poésie philosophique de Hölderlin (un romantique allemand du XVIIIe-XIXe siècle) et des philosophes présocratiques, où le thème du divin, si souvent sous-entendu chez lui, passe au premier plan. Mais très subtilement, à partir d’une these t ¡Banto ,-ip, Hölderlin : les dieux se sont détournés de nous,ce qui nous ressentons c’est leur absence,pas leur présence.

Heidegger s’appuie sur la très forte cohérence de cette idée avec la penser de l’Être, qui montrait déjà l’origine commune, et impossible a penser plus loin, de la présence et de l’absence. D’où enrichisse- 3 ^ du thème de la détresse de l’homme dans une existence qui a du son authenticité, un monde dont les dieux se sont détournés…

L’événement advient, il y a…

Comment s’en sortir en s’aidant de la Parole ? Comment dire l’Être, en repartant de sa compréhension quotidienne comme temporalité ?

La pensée ne peut parler ni de « l’être » du temps, qui n’est pas vrai­ment un étant, ni du « temps » dans lequel s’étalerait l’être. Elle peut simplement dire « il y a être », « il y a temps », et elle comprend que l’essentiel est dans le « il y a ». L’Être est la pure présence, la pure dona­tion d’un il y a (de l’étant).

« Es gibt» en allemand, il y a, un verbe actif, donner (geben), au neutre du présent de l’indicatif, voilà qui contient tout ce que la pensée peut dire de plus haut sur l’Être.

Aux limites de l’indicible, la pensée peut simplement dire ce qui advient, qui provient de l’Être, l’Événement advient, l’Être se déploie dans la présence. Cet événement ou avènement unique, qui se déploie pourtant comme une « Histoire de l’Être » (son dévoilement voilé, son retrait, son oubli…) doit être saisi dans son absolue simpli­cité, très au-delà de toute pensée conceptuelle possible. — Parce que malgré sa provenance comme Parole de l’Être, le langage est dévasté Par la quotidienneté et la déchéance de la pensée. Ce qui est (< compréhensible » s’est réduit à ce qui est immédiatement compré Sensible, c’est-à-dire utilisable, ce qui est déjà en circulation sur I Marché utilitaire, publicitaire, vulgaire, des mots et des idées.

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