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Heidegger La vérité en grec

> > Heidegger La vérité en grec ; écrit le: 4 mai 2012 par imen

Le concept vulgaire de vérité

La vérité est de prime abord un outil de pensée qui est utilisé dans J vie quotidienne pour mesurer la correspondance entre nos pensée» ou nos paroles et les états de fait réels. C’est un outil superficiel de renvoi entre étants, dans des usages utilitaires, affirme Heidegger.

La vérité s’est affaiblie en « exactitude de la connaissance » de l’étant mais cette forme affaiblie n’est possible que parce qu’il y a une Vérité de l’Être à l’origine. C’est elle qu’il s’agit de penser.

La vérité est dans la clairière (de l’Être)

Au prix d’une étymologie contestée, Heidegger affirme que le mot grec pour vérité, a-lêtheia, serait un négatif, signifiant : le non-voilé, le non-caché. Donc un sens ontologique beaucoup plus profond : la

vérité est ce qui est dé-voilé, le non- voilé qui se donne à nous en sortant de son état originaire de voilement. C’est-à-dire l’Être. La Vérité est une éclaircie dans l’Être, une clairière dit parfois Heidegger, où nous trouvons refuge. Il l’appelle souvent l’Ouvert, l’Ouverture.

Parce qu’il y a une Vérité de l’Être, qui est pure manifestation, venue à la présence de quelque chose, et parce que notre propre être est accordé à cette manifestation, capable de l’entendre, il peut y avoir pour nous humains une vérité de l’étant, une rencontre adéquate avec ce qui est.

Retour sur l’oubli de l’Être

Et si les choses étaient plus compliquées qu’on ne l’a dit, dans cette histoire de métaphysique qui a « oublié » l’Être au profit de l’étant ? Si la lumière de l’Être était aussi, et exactement autant, obscurité ? Si la présence de l’étant ne nous était donnée aue commR un insaisis-
afc,|e présent, si la vérité ne nous était dé-voilée que comme un insail Jsable aperçu?

rSque l’Être n’est plus conçu comme une « fontaine de vérité > friais comme source d’obscurité (pourtant éclairante), on compreni mieux le statut si difficile à penser de la présence, de l’existence, no seulement pour les choses humaines mais sans doute aussi pour le choses célestes et divines, depuis les Grecs. Heidegger retrouve < approfondit les formulations doubles et mystérieuses, poétiques et pro­fondes, des plus anciens philo­sophes grecs (présocratiques) : dans toute présence il y a une absence, l’absence n’est possible que sur fond de présence qui n’est possible que sur fond d’absence… La Vérité de l’Être est cette mise en abyme de la présence et de l’absence, de la dona­tion et du retrait.

C’est l’Être lui-même qui se plonge dans l’Oubli en se dévoilant comme Vérité.

L’Histoire de l’Être

Donc retour sur l’Histoire de la philosophie. Car en elle se sont s( mentés les épisodes de l’Histoire de l’Être, ce processus de dépit ment qui est en même temps voilement et retrait, oubli. Dansl textes métaphysiques du passé, Heidegger recherche les traces! cet événement continu, l’histoire du voilement-dévoilement de l’H Voilà qui donne à ce qu’on appelait platement « histoire da Philosophie » une tonalité grandiose du meilleur effet. Heideg réinterprète ainsi Platon, Aristote, Descartes, Schelling, NietzscN comme des moments de l’Histoire de l’Être, qui demeurait elle-ma voilée à ces philosophes. C’est donc leur impensé qui est dévoila * interprétation heideggérienne, d’où une nouvelle légitimité pou dé-construction de la métaphysique.

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