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Descartes Le fin de l’infini

Vous êtes ici : » » Descartes Le fin de l’infini ; écrit le: 30 avril 2012 par imen modifié le 5 juillet 2018

Descartes Le fin de l'infini

Avec Descartes, la pensée humaine, individuelle, s’assure d’elle- même par une procédure d’une absolue liberté et d’une totale indépendance: la méditation. Telle est la tâche d’une philosophie première, parce que penser ne peut! être que faire l’épreuve moi-même] de mes convictions, il n’y a pas de pensée par procuration, par apprentissage de doctrine.

Penser l’infini

Mais le christianisme a apporté un élément réellement nouveau à la philosophie, l’idée d’un être infini en un sens positif de l’infini.

Dieu est par définition « infini et incompréhensible », avec une liaison forte entre les deux caractéris­tiques, pour Descartes. Nous ne pouvons réellement penser l’infini, car si nous le pensions, nous êtres finis, il ne serait plus infini. Mais nous pouvons penser en prenant l’infini pour référence, nous pouvons utiliser dans notre pensée finie la référence à l’infini divin, nous pouvons nous appuyer sur notre différence avec l’infini divin. L’infirmité de notre nature n’est-elle pas depuis le début ce qui nous impose de penser, avec tant d’efforts, de méditer ?

On peut bien toucher une montagne, explique Descartes, mais pas l’embrasser comme on peut embrasser un tronc d’arbre, de même on peut toucher de sa pensée l’infini divin mais pas l’embrasser de sa pensée.

Les vérités sont créées librement par Dieu

Pour Descartes Dieu a établi des lois dans la nature exactement comme un roi en son royaume : souverainement.

Dieu est-il tout-puissant ou ne l’est-il pas ? Il l’est, et même par défi’ nitinn (sinon rf> n’est nas Dieu). Donc si Dieu avait voulu que 2 + 2 attention, si on refuse cette création, libre, des vérités éternelle (celles des mathématiques par exemple), on nie la toute-puissance de Dieu.

Mais ne pouvons absolument pas comprendre comment serait posible un monde où 2 + 2 font 5 et où les carrés sont ronds ! Normal ,Dieu,qui a aussi Crée nos esprits,  rappelle Descartes, a implanté en nos esprits les mêmes vérités éternelles que celles qu’il a implantées dans l’univers, pour que nous puissions connaître cet univers. C’est pour cela que nous ne reconnaissons plus les vérités créé&s comme des créations, nous les imaginons autonomes, absolues.

Le fini à l’image de l’infini : la nature humaine

Aussi finis ou même pécheurs que nous puissions être, nous sommes humains par la présence en nous d’un infini. Dans l’idée cartésienne que la liberté est forcément infinie, il y a une anthropologie morale indé­passable : nous savons par quelle dimension Dieu nous a créés à sa

ressemblance, nous savons en quoi nous ressemblons à Dieu : par notre liberté, qu’il a placée en nous comme un infini, sans quoi elle n était rien. Au risque que nous l’utilisions pour nous tourner contre lui. On connaît la suite.

Plongée dans l’infini du spirituel par sa capacité à se tourner vers ¡eu, la pensée philosophique de Descartes renverse l’ordre naturel savoir : Dieu m’est en réalité plus connu que moi-même, et même mon âme est plus facile à connaître que mon corps. Mais est  en même temps l’image de l’homme moderne qui apparaît dans un  cadre : un homme à la volonté infinie et plein de confiance pour s’approprier le monde.

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