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Bergson La vie, au-delà de la matière

Vous êtes ici : » » Bergson La vie, au-delà de la matière ; écrit le: 3 mai 2012 par imen

Bergson La vie, au-delà de la matière

Un élan vital soulève la matière

La vie est un élan créateur qui s’est engagé dans la matière. Croir« que la matière s’est animée toute seule, c’est comme essayer d§ comprendre ce qui se passe lorsqu’une main s’enfonce dans  limaille de fer, mais sans voir la main, juste en étudiant les intera tions des particules de limaille entre elles. Aucune chance.

La philosophie ne peut comprendre la vie qu’en s’appuyant sur les intuitions de création, de durée créatrice, dont est capable la conscience. La vie est exactement le contraire d’un mécanisme parce qu’elle est invention de nouveauté, en permanence.


La durée de la vie est une évolution créatrice

Car le mécanisme n’a pas de temporalité vraie, il ne se passe rien lorsque des rouages s’enchaînent les uns sur les autres, lorsque des réactions chimiques se produisent mécaniquement les unes les autres. Rien de nouveau ne peut en sortir. Au contraire, dans chaque forme de vie, la vie invente, s’invente, avance dans une durée qui est une progression. Dans un mécanisme, l’avenir ne contiendra jamais rien de plus que le passé. Dans une évolution créatrice comme la vie, l’avenir contient toujours plus que le passé. Et cette création est semblable à celle de la conscience : la vie rassemble dans son présent tout son passé (chaque être vivant concentre en lui l’histoire de la vie), pour inventer un avenir.

Chacune des créations de la vie est pour elle une action simple et unique, une pulsion créatrice de la durée. Ensuite, lorsque nous projetons cette création simple sur la grille de lecture de nos mécanismes technologique,sur un tout autre registre ,elle apparaît comme l’agencement merveilleusement compliqué d’une multitude de mécanismes spatiaux, feutre comprendre l’apparition de l’œil, par exemple, mécontentement  le geste de lever la main, que nous accomplissons comme une unité, qualitative, mais qui peut être décomposé en un nombre très grand de petites actions musculaires et nerveuses merveilleusement combinées entre elles, et inexplicables. En créant l’œil, la vie suit une ligne d’évolution aussi simple qu’un geste, aussi unique, qualitative, indécomposable, un mouvement vers la vision. Mouvement inexplicable si on le décom­pose en une infinité de « positions » discontinues dans la matière spatiale.

La vie diverge

Un élan de vie s’est engouffré dans la matière, a rencontré sa résistance, et poursuit son effort pour lui insuffler un maximum de nouveauté, de mobilité, et finalement de conscience. Chaque forme de vie est une retombée de cet élan, sa trace dans la matière, un effort pour s’en dégager qui finit par succomber à ses lois, par retomber dans la mort. Mais en ayant transmis l’élan.

Cet effort vital a emprunté plusieurs voies, divergentes, plusieurs lignes de création. Plusieurs formes de vie ont été inventées, elles coexistent en parallèle : la vie végétale, différente de la vie animale où se réalise une première forme de conscience, et dans laquelle une autre scission se produit entre l’instinct, qui borne la conscience, et I intelligence, qui ouvre la conscience, et finalement l’ouvre sur elle- rnême et sur son origine dans l’élan vital. Ces formes de vie ne sont Pas pour Bergson les étapes d’une même évolution, ce sont des voies divergentes et parallèles de la vie, des tentatives radicalement diffé­rentes (torpeur végétative, instinct, intelligence).

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