Descartes Déceptions, Mathématiques, décisions

> > Descartes Déceptions, Mathématiques, décisions ; écrit le: 30 avril 2012 par imen

Qu’est-ce qu’on s’ennuie en cours !

Descartes a été un élève brillant des Jésuites dans l’un des meilleurs établissements d’Europe. Mais il est déçu par le savoir de ses maîtres.

Par sa méthode d’abord : apprendre ne peut signifier entendre par les oreilles et restituer ensuite, servilement. La pensée se fait à la première personne du singulier, ou pas du tout. Par son contenu ensuite : le savoir littéraire et rhétorique, l’étude de l’Antiquité, lui semblent peu utiles, et le savoir réellement satisfaisant, les mathé­matiques, lui semble peu utilisé (en dehors d’applications techniques limitées).

Donc d’un côté un roc, les mathématiques, sur lequel on n’a encore rien bâti de philosophique, et de l’autre des châteaux construits sans fondements, sur du sable — la philosophie morale de l’Antiquité en

particulier, magnifique mais non démonstrative. Sans fondements stables, la philosophie est réduite à une question d’opinions dont on discute sans fin, et comme en toute chose humaine les avis et les coutumes changent selon le temps et le lieu où on se trouve.

Les maths, c’est du roc

Le roc a pourtant été atteint ailleurs dans la connaissance, en mathémati­ques. Imposons-nous donc de cher­cher en toutes choses une vérité et une certitude comparables à celles des mathématiques. Pas de simples « thèses » sur lesquelles on argumente, mais des démonstrations qui mettent fin à toute discus­sion.intuition démontrant l’évidence de chacun des théorèmes, et déduction par  évidence un théorème à un autre.

Une connaissance mathématique est totale ou bien n’est pas : un f t nui fait correctement une addition sait sur cette somme tout ce qu,il est possible de savoir, affirme Descartes. La véri

au sens carté- qU sur chacun des points où elle s’établit, obéit à une logique du tout ou rien. Le tout ou rien restera la spécialité de Descartes.

Démolition globale

Arrêtons tout, propose Descartes, demandons-nous de quelles con­naissances nous sommes réellement capables, c’est-à-dire quelles con­naissances peuvent atteindre le niveau de certitude des mathémati­ques, et recommençons tout.

Ce recommencement doit être l’œuvre d’un seul homme, il doit être

réalisé selon un plan unique et sur un

terrain vierge (comme une place forte dessinée en rase campagne par un ingénieur militaire), par opposition à un savoir qui se constitue petit à petit, en assimilant des apports de toutes provenances (comme une ville qui grandit naturellement et anarchiquement).

Descartes rase puis reconstruit à l’équerre, il ne rénove pas dans l’ancien.

Reconstruction

Commencer par la connaissance de ce qui est le plus simple et qui est aussi le plus fondamental, s’en rendre entièrement maître, puis le composer jusqu’aux connaissances complexes. En sens inverse, en face d’une question complexe, la décomposer en ses éléments les Plus simples.

Cette méthode philosophique réinvente la métaphysique ou philoso­phie première. Maintenant elle sera vraiment première, comme ^commencement radical, et beaucoup plus « au-delà » (meta en 9rec) de la physique que dans son origine grecque.

Vidéo : Déceptions, Mathématiques, décisions

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