Bergson L’art,au-delà du réel

> > Bergson L’art,au-delà du réel ; écrit le: 4 mai 2012 par imen

Analyse du subtil

La méthode bergsonienne excelle dans la description du véa psychologique. Par exemple un sentiment subtil très cohérent  l’esthétique de Bergson : la grâce. Penser à une danseuse. Sa grâce est une aisance de mouvement, explique Bergson, qui va jusqu’à nous donner une impression de maîtrise du temps, parce que

l’harmonie entre les gestes passés, présents et futurs semble guidée par un niveau supérieur au temps, d’où la sensation de tenir déjà dans l’harmonie du présent quelque chose de l’avenir, qui provoque une sympa­thie physique avec le mouvement et son déroulement temporel propre.

Même phénomène dans l’écoute de la musique : c’est une expé­rience d’accord intime avec la durée propre de la musique.

Cette sympathie due au relâchement des facultés actives et réfléchis­santes de notre esprit est le principe de toute émotion artistique —au sens étymologique où sun-pathein veut dire sentir avec, en commu­nauté de sentiment, de résonance affective.

L’œuvre crée son temps, et pas le contraire

Le facteur que l’on croit « culturel » dans l’accès à l’art est simple­ment temporel. L’art invente du nouveau, comme la vie, et cette nouveauté transforme le monde et crée elle-même les conditions de sa valeur. L’œuvre d’art géniale est d’abord incomprise, puis elle modifie activement le réel, la perception que nous en avons, elle s’insère dans le réel et devient rétrospectivement géniale, explique  Bergson.

Encore trahis par le langue

Nous empêchent d’avoir un contact réel et direct avec les choses,compris avec nous-mêmes, avec notre propre intériorité. Nous travestissons nos propres sentiments, nos propres vécus, dans les gjùgories du langage et de la logique. Nous découpons et nous options selon les sentiments communs, qui ne sont justement pas les nôtres, absolument individuels. Ce qui fait le qualitatif de chacune de nos émotions, ses mille nuances et résonances, se perd dans toute untative d expression. Voilà aussi pourquoi nous ne sommes pas tous artistes, poètes.

Réhabilitation de l’émotion

Pour Bergson, l’art n’exprime pas un sentiment, il le communique. Nous le recevons directement, sans interpo­sition d’un symbole, d’un acte de compréhension, de maîtrise ou d’analyse.

Pour lui, déjà, toute compréhension véritable est une intuition, au-delà de tout concept et de toute analyse, une

intuition vécue et qualitative, une émotion de sympathie, de fusion avec ce qui est compris. Il est évident que ce modèle s’applique mieux que partout à l’expérience artistique. Retrouver en soi l’authenticité de la durée vécue, avec ses émotions qualitativement différentes les unes des autres, mais se composant en symbiose, c’est se préparer une sensibilité artistique purifiée. La durée créatrice, la nouveauté radicale qui s’est donnée dans l’œuvre d’art une forme Matérielle, s’adresse à notre durée intime, notre moi profond, elle appelle à une fusion des énergies. Pas étonnant que dans l’émotion artistique chacun se sente mieux en lui-même, mieux lui-même, plus vivant et plus éternel à la fois.

En un sens, Bergson permet de décrire ce qu’il y a de mystique dans toute expérience artistique profonde, tout autant dans la création que dans l’émotion ressentie devant l’œuvre. Et suggère que comprendre » la musique fournit un modèle de ce que comprendre veut dire, dans tous les cas (comprendre une idée, comprendre Quelqu’un…).

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