Descartes J’existe

> > Descartes J’existe ; écrit le: 30 avril 2012 par imen

Le coup de pied au fond

Comment démontrer que je ne suis pas en train de rêver ou d’êtreI trompé systématiquement par un Malin Génie tout-puissant ? Tout est fuyant puisque ce Malin Génie peut même me faire croire que j’existe alors que je n’existe pas… Oui mais… je suis quand même en train de le croire, ou plutôt même pas, je suis quand même en train de douter, de ne pas savoir si j’existe, ou s’il existe un Dieu tout-puis­sant et peut-être trompeur.

Une seule chose est sûre pendant que je doute de tout, c’est que je doute. À la rigueur, même pendant que je doute de douter, je doute.

Descartes touche le fond du doute : c’est aussi le point de résistance qui permet de donner un coup de pied pour remonter à la surface.

La première vérité : je suis

Pendant que je suis en train de douter je suis certain que je suis en train de douter, c’est-à-dire en train d’être. Pendant que je doute absolument de tout, je suis.Y compris pendant que je doute d’exister : je suis, puisque j’en doute. Pendant que je doute, je pense donc je suis. Ce n’est pas un raisonnement, c’est une évidence existée en direct.

Qu’il me trompe tant qu’il veut, lance Descartes à un éventuel Malin Génie, je suis pendant qu’il me trompe et que je doute. C’est une première vérité indubitable, à partir de laquelle va commencer la reconquête.

Enfermé dans l’instant

Attention, dans ce célèbre je pense donc je suis (en latin cogito, ergo sum), Descartes ne démontre pas exactement qu’il existe, ¡1 démontre qu’il existe pendant qu’il pense, en particulier pendant qu’il doute ,puisque aucune autre pensée n’est encore disponible.C’est bien, mais c’est étroit,car des q’uon cesse de douter, des q’u on cesse de douter,dès qu’on pense a autre chose qu’a assurer sa propre existence en la mettant en doute,on cesse peut-être d’exister.

Le je pense donc suis est enfermé dans l’instant où il est pensé :l’évidence vécue  qui garantit sa vérité ne vaut que dans l’instant où * est vécue. Je tiens une première vérité, mon existence, mais elle est dramatiquement ponctuelle dans le temps.

Je suis une chose pensante

Dans le temps oui, mais il y a une certaine consistance dans cette première vérité. Cardans ce résidu ponctuel du doute (je suis dans les instants où je pense) en fait je sais ce que je suis, ce que je suis sûr d’être : une pensée, un quelque chose qui est en train de penser. Rien d’autre n’est certain sur ma nature, mais cela est certain : je suis une chose pensante, qu’on peut appeler esprit, raison, âme, comme on voudra. Peut-être suis-je plus que cela, mais cela au moins je suis sûr de l’être.

J’ai en moi l’idée d’une autre sorte de choses, les « choses étendues » dans l’espace, mais tout cela pourrait bien ne pas exister et j’existe­rais encore comme simple « substance pensante », dont toute l’essence ou la nature, écrit Descartes, n’est que de penser.

Ce que démontrer veut dire

A mieux y réfléchir, je dois recon­naître que j’ai appris encore autre chose en démontrant la vérité du je pense donc je suis : j’ai appris ce qu’est démontrer une vérité dans le contexte du doute radical. Quels étaient en effet les critères qui m’ont posé le je pense donc je suis comme première vérité ? Simple­ment son absolue évidence, sa nature de certitude « claire et distincte » et l’impossibilité d’en douter.

Jedois donc reconnaître la règle d’évidence, plus générale : tout ce °iui s’impose à moi avec la même évidence que le je pense donc je suis  doit être accepté comme vérité.

Vidéo : J’existe

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : J’existe

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