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Le pacifisme : La dénonciation de la guerre

Vous êtes ici : » » Le pacifisme : La dénonciation de la guerre ; écrit le: 28 janvier 2014 par imen

La dénonciation de la guerreIl existe plusieurs genres de pacifismes qui se distinguent par leurs modes d’action et par les valeurs principales qui les animent. Max Scheler dans L’Idée de paix ou le pacifisme n’en différenciait pas moins de huit . Il y a un pacifisme religieux et un pacifisme laïque, un pacifisme individualiste, voire anar­chiste, et un pacifisme politique, un pacifisme impérialiste et un pacifisme démocratique, un pacifisme pessimiste qui désespère de voir la paix s’établir un jour sur terre et un pacifisme opti­miste qui prévoit la fin des guerres. A cette typologie, qui n’in­terdit pas les amalgames, on pourrait ajouter le pacifisme lyri­que ou élégiaque  et le pacifisme militant, le pacifisme éthique et le pacifisme juridique, le pacifisme circonstanciel (qui ne dure que le temps d’une guerre ou ne condamne qu’une puissance déterminée) et le pacifisme définitif qui repose sur des principes philosophiques inconditionnés.

Le pacifisme moderne ne se bat pas seulement contre le belli­cisme qui est une forme d’action ; il se bat d’abord contre le milita­risme, qui est à la fois un mode de pouvoir et un état d’esprit.


L’irénisme est une forme extrême de pacifisme ; il voit dans la paix non pas tant un fait ou un état politique que la destination profonde de l’être humain que seuls les accidents de l’histoire auraient détournée.

La Chine, nous l’avons vu, fut la première culture et pendant longtemps la seule à avoir connu une longue tradition pacifiste. Le bouddhisme et le taoïsme rejetaient la guerre, quant au confucianisme, plus pragmatique et politique, il ne l’acceptait qu’avec restriction. Confucius a dit qu’un général vraiment grand n’aime pas la guerre et n’est ni vindicatif ni passionné.

Il a déjà été fait allusion à la tradition d’ahimsa en Inde. Les récits rapportent la tragique fin de nombreux rois hostiles aux brahmanes et le mythe de Parashurama (Rama à la hache), fils d’un brahmane, qui anéantit toute la caste des kshatryas (les guerriers) pour son impiété, témoigne d’une inexpiable rivalité.

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