Voltair
Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, est né le 21 novembre 1694 à Paris, où il est mort le 30 mai 1778. Écrivain et philosophe, il a marqué le XVIIIe siècle et occupe une place particulière dans
Voltaire
Biographie : Jeunesse
François-Marie Arouet est né le dimanche 21 novembre 1694 à Paris, dans la paroisse de Saint-André-des-Arcs. Cependant, dans divers écrits, Voltaire prétend en réalité être né neuf mois plus tôt, les 19 ou 20 février 1694, à Châtenay-Malabry. Son baptême, le 22 novembre à Paris en l’église Saint-André-des-Arts, aurait été retardé en raison du peu d’espoir de survie de l’enfant. Arouet conteste également sa paternité.
Les Arouet, originaires de Saint-Loup, une petite ville du nord du Poitou où ils exerçaient l’activité de tanneurs aux XVe et XVIe siècles, sont un exemple de l’ascension sociale de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Le premier Arouet à quitter la province s’installe à Paris en 1625 où il ouvre un commerce de drapier et de soieries. Il épouse la fille d’un riche marchand de draps et s’enrichit suffisamment pour acheter à son fils, le père de François Voltaire, une charge de notaire au Châtelet en 1675, offrant à son titulaire l’accès à la petite noblesse. Ce dernier, austère et travailleur, entretient d’importantes relations et arrondit encore la fortune familiale. Il épouse le 7 juin 1683 Marguerite d’Aumard, fille d’un greffier criminel au Parlement, avec qui il a cinq enfants (dont trois survivent). Il vend son étude en 1696 pour acquérir une charge de conseiller du roi, receveur des épices à la Cour des comptes.
Voltaire perd sa mère à l’âge de sept ans. Il a un frère aîné, Armand Arouet (né le 5 avril 1685, décédé le 18 février 1745), avocat au Parlement, catholique rigoureux et janséniste obstiné, célibataire dont Voltaire héritera des biens, et une sœur, Catherine Marguerite Arouet, dite Marie (baptisée le 29 décembre 1686 à Saint-Germain-le-Vieil, décédée le 15 octobre 1726), épouse de Pierre François Mignot, correcteur à la Chambre des comptes, le seul membre de sa famille pour qui il a éprouvé de l’affection. Elle est la mère de deux fils, dont l’abbé Mignot, et de deux filles, Madame de Fontaine et Marie-Louise Mignot, la future Madame Denis. Bouleversé et affligé, François Arouet s’exclame : « J’ai un fils qui est deux évêques, l’un en prose et l’autre en vers. » Armand François Arouet, né le 18 mars 1684, est décédé quelques jours plus tard. Robert Arouet, né à Saint-Germain-le-Vieil le 18 juillet 1689, est décédé jeune.
Éducation : les Jésuites et la société libertine du Temple
Le père Arouet souhaite donner à son cadet une formation intellectuelle à la hauteur des dons qu’il manifeste dès son jeune âge. À dix ans, il entre au collège jésuite Louis-le-Grand, l’établissement le plus fréquenté et le plus cher de la capitale. Les Jésuites y enseignent le latin, le grec et la rhétorique, mais veulent avant tout former des hommes du monde et initier leurs élèves aux arts de la société : l’escrime, l’éloquence, le soutien de la versification et le théâtre qui occupe une grande place dans la vie du collège. Élève brillant, rapidement célèbre pour sa facilité de versification, Arouet apprend à plaire et à converser d’égal à égal avec les adultes. Il y forge des liens d’amitié et des relations précieuses dont il se servira toute sa vie : les frères d’Argenson, René-Louis et Marc-Pierre, futurs ministres de Louis XV, et le futur duc de Richelieu.
Allant à l’encontre de l’éducation jésuite, la fréquentation de la société libertine du Temple n’a pas eu une influence moins importante sur le jeune Arouet. L’abbé de Châteauneuf, son parrain et homme de lettres, l’introduit dès l’âge de douze ans dans cette société qui réunit, à l’hôtel du Temple de Philippe de Vendôme, Grand Prieur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des membres de la noblesse et des poètes, des érudits épicuriens connus pour leur esprit, leur amoralité et leurs dîners galants où l’on boit sec. Le jeune homme s’amuse en leur offrant des vers « légers, rapides, épicés, nourris de références antiques, libres jusqu’à la grivoiserie, décomplexés dans leurs plaisanteries sur la religion et la monarchie. » Avec eux, il se convainc qu’il est né noble et libertin et n’a rien à voir avec les Arouet et le commun des mortels.
Étudiant en droit et homme de lettres ?
Voltair
Il quitte le collège à dix-sept ans et déclare à son père vouloir être homme de lettres, et non avocat ou conseiller au Parlement, malgré les investissements considérables que son père était prêt à faire pour lui dans ces carrières. Face à l’opposition
Après l’échec d’une seconde tragédie, écrite lors d’un bref exil à Sully (il se plaint à nouveau, cette fois à tort, qu’on fasse circuler une nouvelle satire contre le Régent), il connaît un nouveau succès en 1723 avec l’Henriade, un poème
Voltaire a partagé la vie d’Émilie du Châtelet au château de Cirey. Il a fait quelques séjours à la cour de Lunéville sous le règne de Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine, puis est retourné à Paris, où il a mené une carrière de courtisan
Voltaire
Louise Bénédicte de Bourbon, duchesse du Maine, réunissait au château de Sceaux une coterie littéraire qui complotait contre Philippe, duc d’Orléans. Elle incita Voltaire à exercer son esprit en se moquant du Régent, ce qui
« Ma tante Denis » furent les derniers mots prononcés par Voltaire mourant, le 30 mai 1778.
Voltaire et l’argent
Voltaire est mort à la tête d’une immense fortune, « l’un des premiers revenus de France
Voltaire
« L’antisémitisme n’a jamais cherché sa doctrine chez Voltaire », ont dit Roland et Desna, qui écrivent : « Il n’en est pas moins vrai que ce n’est pas principalement chez Voltaire que l’on trouve des raisons de combattre
Voltaire
« Il se rit de Lorette et de la Mecque, mais il secourt les indigents et défend les opprimés. » Cependant, dans un contexte français marqué par l’emprise draconienne du catholicisme sur la société, Voltaire nuance parfois son
Voltaire. Dans sa lettre du 26 juillet 1769 à la duchesse de Choiseul, il déclarait sans ambages : « Il y a dans le royaume des Francs environ trois cent mille fous qui sont cruellement traités par d’autres fous de longue date. » Voltaire était un homme
L’ensemble de l’œuvre de **Voltaire** est un combat contre le fanatisme et l’intolérance, et ce, dès *La Henriade* en 1723. « Nous avons entendu aujourd’hui par une folie religieuse fanatique, sombre et cruelle. C’est une maladie qui gagne
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Le sujet qui a suscité la réaction de Voltaire est la publication en 1758 de l
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